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Mouvement
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8 min de lecture
Atlas cinétique

La marche

Le mouvement le plus fréquent du corps humain, et le moins décrit. Un pas met en jeu une vingtaine de muscles dont l'essentiel du travail consiste à freiner, et un problème d'équilibre que rien ne signale.
Le plan profond et médial
Contact initial
Phase active

Contact initial

0 %
Le talon touche le sol devant le corps. Le pied va se poser à plat.
Passer à la pratique dans Shapier
S'entraîner au port de charge, qui n'est qu'une marche chargée, se fait dans Shapier ; Body Lab explique seulement pourquoi la marche est un travail de contrôle autant que de propulsion.
Qui fait quoi, et dans quel régime
Tibial antérieur
Après le contact du talon · Excentrique · Freine la pose de l'avant-pied
Quadriceps
Mise en charge · Excentrique · Amortit la flexion du genou
Mollets
Appui terminal · Concentrique · Décollent le talon et propulsent

Le mouvement qu'on ne regarde jamais

Le pilier Mouvement décrit neuf schémas de charge — squat, charnière de hanche, poussées, tirages, fente, port de charge, rotation. Il lui manquait celui que tout le monde exécute des milliers de fois par jour.
Ce n'est pas un détail d'inventaire. Huit pages du corpus renvoient à la marche pour expliquer à quoi sert un muscle — le tibial antérieur, les mollets, le moyen fessier, le psoas-iliaque et d'autres — sans qu'aucune page décrive le geste lui-même.
Cycle de marche
Intervalle entre deux contacts successifs du même pied avec le sol. Il se divise en une phase d'appui, où le pied touche le sol, et une phase d'oscillation, où il avance librement.
foulée

Ce qui définit la marche

Une seule règle sépare la marche de la course, et ce n'est pas la vitesse.
Niveau de certitude · Établi
Dans la marche, au moins un pied est toujours en contact avec le sol, et il existe deux périodes où les deux pieds touchent le sol simultanément.
C'est la définition mécanique retenue par l'analyse de la marche : la phase d'appui occupe environ trois cinquièmes du cycle, l'oscillation les deux cinquièmes restants, ce qui laisse un recouvrement à chaque changement de pied. Ces proportions se resserrent à mesure que l'allure augmente, et le double appui disparaît au passage à la course.
Perry J, Burnfield JM (2010) · Novacheck TF (1998)
Cette règle a une conséquence directe : la marche n'a pas de phase aérienne. Le corps ne retombe jamais, et les forces qu'il encaisse restent proches de son propre poids.

Les phases d'un pas

Un cycle, d'un contact du talon au suivant

  • 1
    Contact initial
    0 %
    Le talon touche le sol devant le corps. Le pied va se poser à plat.
  • 2
    Mise en charge
    0–12 %
    Le poids passe sur cette jambe. Le tibial antérieur freine la descente de la pointe, le quadriceps amortit la légère flexion du genou.
  • 3
    Appui médian
    12–50 %
    Le corps passe au-dessus du pied posé. C'est l'appui unipodal : l'autre jambe est en l'air.
  • 4
    Appui terminal
    50–62 %
    Le talon décolle, le mollet propulse. La hanche est en extension maximale.
  • 5
    Pré-oscillation
    62–100 %
    L'orteil quitte le sol, la jambe avance, les ischio-jambiers freinent son avancée avant le contact suivant.

Le problème que personne ne remarque

À chaque pas, pendant plus d'un tiers du cycle, tout le poids du corps repose sur une seule jambe. Le bassin devrait alors basculer du côté sans appui, comme une planche posée sur un seul pilier.
Niveau de certitude · Établi
Pendant l'appui unipodal, les abducteurs de hanche du côté en appui produisent la force qui empêche le bassin de s'abaisser du côté opposé.
Le mécanisme est établi par la kinésiologie et confirmé par l'analyse instrumentale de la marche, qui mesure l'inclinaison du bassin et l'activité musculaire au cours du cycle. L'ampleur de l'abaissement résiduel varie d'une personne à l'autre et selon la vitesse.
Perry J, Burnfield JM (2010) · Neumann DA (2016)
C'est la raison d'être du moyen fessier, et la seule occasion où ce muscle profond devient perceptible dans la vie courante. Le tenseur du fascia lata et les adducteurs participent à ce même contrôle latéral.

Freiner plus que propulser

Le geste paraît propulsif, mais la plupart des muscles sollicités travaillent en régime excentrique — ils retiennent.

Qui fait quoi, et dans quel régime

Muscle
Moment du cycle
Régime
Ce qu'il fait
Tibial antérieur
Après le contact du talon
Excentrique
Freine la pose de l'avant-pied
Quadriceps
Mise en charge
Excentrique
Amortit la flexion du genou
Mollets
Appui terminal
Concentrique
Décollent le talon et propulsent
Ischio-jambiers
Fin d'oscillation
Excentrique
Freinent l'avancée de la jambe
Moyen fessier
Tout l'appui unipodal
Isométrique
Maintient le bassin horizontal
Un seul de ces cinq groupes produit réellement le mouvement. Les autres l'organisent, le freinent ou l'empêchent de dévier.

Pourquoi marcher coûte si peu

La marche est remarquablement économique, et la raison est mécanique plutôt que musculaire.
À chaque pas, le corps s'élève légèrement au passage au-dessus du pied posé, puis redescend. Il échange ainsi de l'énergie de position contre de l'énergie de mouvement, comme un pendule renversé : ce qui est gagné en hauteur au milieu de l'appui est restitué en vitesse à la fin. Le muscle n'a qu'à compenser les pertes.
À retenir
Ce qui change à la course
Cet échange fonctionne tant qu'un pied reste au sol. Dès qu'apparaît une phase aérienne, le mécanisme bascule : le corps ne se balance plus, il rebondit, et l'énergie n'est plus échangée mais stockée dans les tendons. La page course décrit ce basculement.

Voir les muscles concernés

Le plan profond et médial

La scène montre les muscles que la marche sollicite sans qu'aucune vue extérieure ne les révèle : le moyen fessier, le psoas-iliaque et les adducteurs. Sans la 3D, la logique suffit : les muscles qui tiennent le bassin pendant un pas ne sont pas ceux que l'on voit.
Étape en cours
Plan profond et médial
Sous les groupes visibles travaillent des muscles qu'aucune silhouette ne montre. La coiffe des rotateurs tient la tête de l'humérus contre la scapula, le dentelé antérieur plaque la scapula sur le thorax, le psoas-iliaque relie la colonne lombaire au fémur, et les adducteurs remplissent la face interne de la cuisse. Plus profond encore, le diaphragme ferme le tronc en coupole, à l'intérieur des côtes. Ils orientent et stabilisent plus qu'ils ne déplacent.
Description de la scène
Schéma en trois dimensions d'un corps humain debout, bras le long du tronc, vu en volumes simplifiés couleur papier. Douze groupes musculaires prioritaires sont posés en terracotta sur cette silhouette : à l'avant le grand pectoral, le deltoïde, le biceps brachial, la sangle abdominale et le quadriceps ; à l'arrière le trapèze, le grand dorsal, les érecteurs du rachis, le triceps brachial, les fessiers, les ischio-jambiers et les mollets. Un squelette simplifié — crâne, rachis, cage thoracique, bassin, humérus, fémur, tibia — peut être affiché sous la silhouette pour montrer sur quels leviers osseux ces muscles tirent. Chaque groupe est sélectionnable et ouvre sa fiche détaillée. Il s'agit d'un schéma pédagogique aux volumes stylisés, pas d'une reconstruction anatomique exacte.
Structures visibles
  • Grand pectoral
    Nappe épaisse tendue de la clavicule, du sternum et des premiers cartilages costaux jusqu'au bord latéral du sillon bicipital de l'humérus. Elle rapproche le bras du plan médian et le porte vers l'avant : c'est le moteur des poussées horizontales.
  • Deltoïdes
    Trois faisceaux — antérieur, moyen et postérieur — partis de la clavicule, de l'acromion et de l'épine de la scapula vers la tubérosité deltoïdienne de l'humérus. Ensemble ils élèvent le bras ; séparément ils le portent vers l'avant, sur le côté ou vers l'arrière.
  • Biceps brachial
    Deux chefs nés de la scapula — tubercule supraglénoïdal et processus coracoïde — réunis sur la tubérosité radiale. Il fléchit le coude et supine l'avant-bras, et intervient dans tous les tirages.
  • Sangle abdominale
    Droit de l'abdomen, obliques externe et interne et transverse, tendus des côtes et du sternum au pubis et à la crête iliaque. Ils fléchissent et font tourner le tronc, et surtout stabilisent le rachis en réglant la pression intra-abdominale.
  • Quadriceps
    Quatre chefs — droit fémoral, vaste latéral, vaste médial, vaste intermédiaire — réunis par le tendon quadricipital sur la rotule, puis sur la tubérosité tibiale. Ils étendent le genou ; le droit fémoral fléchit aussi la hanche.
  • Trapèzes
    Muscle en losange étendu de l'occiput et des processus épineux cervicaux et thoraciques jusqu'à la clavicule, l'acromion et l'épine de la scapula. Ses portions supérieure, moyenne et inférieure élèvent, rapprochent et abaissent la scapula.
  • Grand dorsal
    Vaste éventail né des vertèbres thoraciques basses, du fascia thoracolombaire, de la crête iliaque et des dernières côtes, convergeant vers le sillon bicipital de l'humérus. Il ramène le bras vers le bas et vers l'arrière : c'est le moteur des tirages verticaux.
  • Érecteurs du rachis
    Colonnes musculaires — ilio-costal, longissimus, épineux — tendues du sacrum et de la crête iliaque aux côtes, aux vertèbres et au crâne, de part et d'autre des processus épineux. Elles étendent le rachis et contrôlent la descente du tronc.
  • Triceps brachial
    Trois chefs — long, latéral, médial — nés de la scapula et de la face postérieure de l'humérus, réunis sur l'olécrâne de l'ulna. Il étend le coude ; son chef long participe aussi à l'extension de l'épaule.
  • Fessiers
    Grand, moyen et petit fessiers, nés de l'aile iliaque et du sacrum et insérés sur le fémur et le tractus ilio-tibial. Ils étendent la hanche, l'abduisent et la font tourner : ils redressent le bassin dans la charnière et dans le squat.
  • Ischio-jambiers
    Biceps fémoral, semi-tendineux et semi-membraneux, tendus de la tubérosité ischiatique au tibia et à la fibula. Ils étendent la hanche et fléchissent le genou, et freinent la descente du tronc dans la charnière de hanche.
  • Mollets
    Gastrocnémiens et soléaire, réunis par le tendon calcanéen sur le calcanéus. Ils assurent la flexion plantaire de la cheville ; les gastrocnémiens, qui franchissent le genou, participent aussi à sa flexion.
  • Coiffe des rotateurs
    Quatre muscles courts tendus de la scapula au haut de l'humérus. Leurs tendons fusionnent en une nappe qui maintient la tête de l'os contre sa cavité pendant que le deltoïde déplace le bras.
  • Dentelé antérieur
    Nappe accrochée aux premières côtes par des languettes triangulaires, qui passe sous la scapula et se fixe sur son bord interne. Elle plaque l'omoplate contre le thorax et la fait pivoter.
  • Psoas-iliaque
    Seul muscle reliant directement la colonne lombaire au fémur. Il descend des vertèbres et de la fosse iliaque, contourne le bord du bassin et se fixe sur le petit trochanter.
  • Adducteurs de la hanche
    Cinq muscles tendus du pubis à la face arrière du fémur, disposés en plans qui se recouvrent. Ils ramènent la cuisse vers l'axe du corps et contrôlent le bassin en appui sur une jambe.
  • Muscles de l'avant-bras
    Masses groupées près du coude, prolongées par de longs tendons jusqu'au poignet et aux doigts. Elles commandent la main à distance et portent la force de préhension.
  • Tibial antérieur
    Muscle plaqué contre la face externe du tibia, dont le tendon bascule vers l'intérieur du pied. Il relève la pointe à chaque pas et freine la pose de l'avant-pied après le talon.
  • Diaphragme
    Coupole musculaire tendue du bord inférieur des côtes, du sternum et des vertèbres lombaires jusqu'à un tendon central. En se contractant elle descend, le thorax gagne du volume et l'air entre : c'est le moteur de la respiration calme, et le plafond de la cavité abdominale.
Étapes guidées
  • 1/5
    Face avant du corps. Le grand pectoral couvre le haut du thorax, le deltoïde coiffe l'épaule, le biceps occupe l'avant du bras, la sangle abdominale relie les côtes au bassin et le quadriceps remplit l'avant de la cuisse. Plus loin sur les membres, les muscles de l'avant-bras commandent le poignet et la main, et le tibial antérieur relève le pied.
  • 2/5
    Face arrière du corps. Le trapèze relie la nuque aux scapulas, le grand dorsal descend en éventail jusqu'au bassin, les érecteurs du rachis encadrent la colonne, le triceps occupe l'arrière du bras. Fessiers, ischio-jambiers et mollets forment la chaîne postérieure, de la hanche à la cheville.
  • 3/5
    Sous les groupes visibles travaillent des muscles qu'aucune silhouette ne montre. La coiffe des rotateurs tient la tête de l'humérus contre la scapula, le dentelé antérieur plaque la scapula sur le thorax, le psoas-iliaque relie la colonne lombaire au fémur, et les adducteurs remplissent la face interne de la cuisse. Plus profond encore, le diaphragme ferme le tronc en coupole, à l'intérieur des côtes. Ils orientent et stabilisent plus qu'ils ne déplacent.
  • 4/5
    Dans une poussée, la force part de l'appui au sol, traverse le quadriceps et la sangle abdominale, puis le grand pectoral, le deltoïde antérieur et le triceps éloignent la charge du tronc. Le squelette sert de levier : aucun groupe ne travaille seul, et la lisibilité du geste vient de leur enchaînement.
  • 5/5
    Dans un tirage, le grand dorsal et le trapèze rapprochent le bras et la scapula du tronc pendant que le biceps fléchit le coude. Fessiers, ischio-jambiers et érecteurs du rachis maintiennent bassin et colonne pour que la force passe sans que le tronc s'affaisse.
Licence du modèle · Z-Anatomy et BodyParts3DCC-BY-SA 4.0

Ce que le modèle ne montre pas

Limite
Une scène ne peut pas marcher
Les scènes anatomiques de Body Lab sont des maillages fixes, dérivés de sources qui ne comportent aucun squelette d'animation. Faire pivoter un os y arracherait le muscle qui s'y insère. Aucune scène ne peut donc jouer un pas.
Cette page décrit par conséquent un mouvement que le modèle ne fait que situer. Le déroulé temporel est porté par le texte et par la frise, pas par la 3D.

Erreurs de compréhension fréquentes

Prudence
Trois idées reçues
Que la marche serait un mouvement des jambes. Le bassin, le tronc et les bras y participent en permanence, et le travail le plus constant du cycle est un travail de maintien latéral.
Que la vitesse distinguerait la marche de la course. Ce qui les distingue est la présence ou l'absence d'un instant sans appui. Une marche rapide reste une marche.
Qu'un pas serait symétrique et identique au suivant. L'analyse instrumentale montre des différences entre les deux côtés chez la plupart des gens. Leur interprétation est un travail clinique, pas une lecture de page.

Mouvements et structures associés

La marche prolonge la fente, qui partage avec elle le problème de l'appui étroit, et sous-tend le port de charge, qui n'est qu'une marche chargée. Côté structures, elle mobilise les mollets, le tibial antérieur, le moyen fessier, les ischio-jambiers et le psoas-iliaque.

Sources

Sources principales

  • Perry J, Burnfield JM (2010). Gait Analysis: Normal and Pathological Function, 2nd edition. SLACK Incorporated.
  • Neumann DA (2016). Kinesiology of the Musculoskeletal System: Foundations for Rehabilitation, 3rd edition. Elsevier.
  • Novacheck TF (1998). The biomechanics of running. Gait & Posture.
Passer à la pratique dans Shapier

Marcher sous charge

S'entraîner au port de charge, qui n'est qu'une marche chargée, se fait dans Shapier ; Body Lab explique seulement pourquoi la marche est un travail de contrôle autant que de propulsion.
Marcher sous charge
Body Lab explique ; Shapier permet d’agir et de suivre.

Vérifier ma compréhension

Qu'est-ce qui distingue mécaniquement la marche de la course ?
Quel régime de contraction domine le travail musculaire pendant la marche ?
Qu'est-ce qui empêche le bassin de s'abaisser du côté sans appui pendant l'appui unipodal ?
Choisissez une réponse

À lire ensuite

  • La course
    Ce qui sépare la course de la marche n'est pas la vitesse mais un instant sans appui. Cet instant change tout : les forces encaissées, le rôle des tendons et la façon dont l'énergie circule.
    Avec scène 3D
  • Le moyen fessier
    Il ne pousse rien vers l'avant. Son travail est latéral : empêcher le bassin de tomber du côté sans appui, à chaque pas — soit environ la moitié du temps où l'on marche.
    Avec scène 3D
  • Les régimes de contraction
    Un muscle peut produire de la force en raccourcissant, en s'allongeant ou sans changer de longueur. C'est en s'allongeant qu'il en produit le plus — ce qui explique qu'on puisse descendre une charge qu'on ne parvient pas à monter.
    Avec scène 3D

Disponible hors ligne

Le téléchargement hors ligne est disponible dans l’application mobile.

Confiance et méthode

Relecture éditoriale
Thanh Chau
Relecture scientifique
En attente
Publié le
2 août 2026
Révisé le 2 août 2026
Prochaine révision prévue le 2 août 2027
Limites de cette page
  • Les proportions du cycle décrites ici valent pour une marche à allure ordinaire, sur sol plat, chez l'adulte en bonne santé. Elles changent avec la vitesse, la pente, le terrain et l'âge.
  • Les scènes de Body Lab sont des maillages fixes, sans squelette d'animation : aucune ne peut montrer un pas. Cette page décrit un mouvement que le modèle ne joue pas.
  • L'analyse de la marche est un outil clinique. Cette page décrit un fonctionnement général et ne permet d'évaluer aucune démarche particulière.
  • Une boiterie, une douleur qui apparaît à la marche ou une perte d'équilibre relèvent d'un professionnel de santé.
Sources
  • Perry J, Burnfield JM (2010). Gait Analysis: Normal and Pathological Function, 2nd edition. SLACK Incorporated.
  • Neumann DA (2016). Kinesiology of the Musculoskeletal System: Foundations for Rehabilitation, 3rd edition. Elsevier.
  • Novacheck TF (1998). The biomechanics of running. Gait & Posture.
Contenu éducatif. Body Lab n'établit aucun diagnostic et ne remplace pas un avis professionnel.
Comment nous travaillons