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Grand pectoral

Le grand pectoral couvre l'avant du thorax et rapproche le bras de la ligne médiane. Il est le moteur principal des poussées horizontales et participe à la rotation interne de l'épaule.
Scène 3D
Le grand pectoral en poussée
La scène met en évidence le muscle depuis la clavicule et le sternum jusqu'à son attache sur l'humérus. Pendant la phase de poussée, les deux bras se rapprochent devant le thorax et le muscle se raccourcit ; pendant la descente, il s'allonge en freinant le mouvement. Sans la 3D, l'essentiel tient en une phrase : le grand pectoral tire l'humérus vers l'avant et vers le milieu du corps.
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Où se trouve le grand pectoral

Le grand pectoral est le muscle large et plat qui recouvre la partie avant de la cage thoracique. C'est lui qui dessine le relief visible sous la clavicule et qui forme le bord avant du creux de l'aisselle. Sa forme en éventail explique la diversité de ses actions : selon la direction dans laquelle le bras se déplace, ce ne sont pas les mêmes fibres qui travaillent le plus.

Origines

Le muscle prend naissance sur trois zones, ce qui justifie sa description classique en faisceaux.
  • Le faisceau claviculaire naît de la moitié interne du bord avant de la clavicule.
  • Le faisceau sterno-costal naît de la face avant du sternum et des cartilages des côtes situées derrière lui.
  • Le faisceau abdominal, plus mince, naît de l'aponévrose du muscle oblique externe de l'abdomen.

Terminaison

Toutes ces fibres convergent vers un tendon aplati qui se fixe sur l'humérus, au bord externe du sillon intertuberculaire, la gouttière dans laquelle glisse le tendon du chef long du biceps brachial. Ce tendon est replié sur lui-même : les fibres hautes se fixent plus bas que les fibres basses. Cette torsion permet au muscle de conserver un bras de levier utilisable sur une grande amplitude de mouvement.

Innervation et repères palpables

L'innervation provient des nerfs pectoraux latéral et médial, issus des racines nerveuses C5 à T1. Trois repères se palpent sans matériel : la clavicule, le bord du sternum, et le pli antérieur de l'aisselle, formé par le bord inférieur du muscle lorsque le bras est écarté du corps.

Ce que fait le grand pectoral

Le grand pectoral agit sur une seule articulation, l'épaule, mais il y produit plusieurs actions selon la position de départ du bras.
  • Adduction : il ramène le bras vers l'axe du corps.
  • Rotation interne : il tourne l'humérus vers l'intérieur.
  • Adduction horizontale : bras à l'horizontale, il les ramène l'un vers l'autre devant le thorax. C'est son action la plus visible dans les mouvements de poussée.
  • Flexion de l'épaule : le faisceau claviculaire porte le bras vers l'avant et vers le haut.
  • Extension contrôlée : depuis une position bras levé, le faisceau sterno-costal ramène le bras vers le bas.
Adduction horizontale
Mouvement qui ramène le bras vers l'avant du thorax alors qu'il est déjà écarté à l'horizontale. C'est le geste du développé couché et de l'écarté, et l'action la plus caractéristique du grand pectoral.
flexion transverse · adduction transversale
Niveau de certitude · Établi
La force qu'un muscle peut produire dépend de sa longueur au moment de la contraction.
Cette relation longueur–tension est mesurée depuis longtemps sur préparations musculaires isolées et retrouvée sur le muscle intact. Un muscle produit sa tension active maximale autour d'une longueur intermédiaire, et moins lorsqu'il est très raccourci ou très étiré. Pour le grand pectoral, cela signifie que la résistance ressentie change au cours d'un même mouvement, sans que cela indique une faiblesse. L'amplitude à laquelle chacun se situe sur cette courbe varie selon la longueur des segments et la géométrie articulaire.
Neumann DA (2016)

Voir le grand pectoral en mouvement

Le grand pectoral en poussée

La scène met en évidence le muscle depuis la clavicule et le sternum jusqu'à son attache sur l'humérus. Pendant la phase de poussée, les deux bras se rapprochent devant le thorax et le muscle se raccourcit ; pendant la descente, il s'allonge en freinant le mouvement. Sans la 3D, l'essentiel tient en une phrase : le grand pectoral tire l'humérus vers l'avant et vers le milieu du corps.
Étape en cours
La charpente de la poussée
Le grand pectoral ne tire pas dans le vide : il relie une base large et fixe — clavicule, sternum, cartilages costaux — à un seul point mobile sur l'humérus. Repérer ces attaches osseuses suffit déjà à comprendre la direction de sa traction.
Description de la scène
Schéma en trois dimensions du haut du tronc vu de face, les deux bras écartés à l'horizontale comme au départ d'un développé couché. La cage thoracique, le sternum, les deux clavicules, les deux humérus et les avant-bras sont figurés en tons os, et chaque articulation d'épaule est marquée par une petite sphère sombre. Sur cette charpente, le grand pectoral est posé en terracotta en deux faisceaux distincts : un faisceau claviculaire mince, sous la clavicule, et un faisceau sterno-costal beaucoup plus large, tendu du sternum jusqu'à l'humérus, les deux convergeant vers le même point d'insertion. Le deltoïde antérieur coiffe l'avant de l'épaule et le triceps brachial longe la face postérieure du bras. Une animation ramène les humérus devant le thorax, en adduction horizontale, pendant que le ventre du grand pectoral s'épaissit. Les volumes sont volontairement simplifiés : il s'agit d'un schéma pédagogique, pas d'une reconstruction anatomique exacte.
Structures visibles
  • Faisceau claviculaire
    Portion haute et mince du grand pectoral, née du tiers médial du bord antérieur de la clavicule. Ses fibres descendent vers l'humérus : elles portent le bras vers l'avant et vers le haut, et dominent dans les poussées inclinées.
  • Faisceau sterno-costal
    Portion basse et large, née du bord latéral du sternum et des cartilages des six premières côtes. Ses fibres montent obliquement vers le sillon bicipital de l'humérus : elles ramènent le bras vers l'avant et vers le bas.
  • Insertion humérale
    Les deux faisceaux convergent en un tendon plat fixé sur le bord latéral du sillon bicipital de l'humérus. Toute la surface d'origine — clavicule, sternum, côtes — tire donc sur ce seul point : c'est ce qui rend la traction si directionnelle.
  • Deltoïde antérieur
    Faisceau antérieur du deltoïde, né du tiers latéral de la clavicule et inséré sur la tubérosité deltoïdienne. Il fléchit l'épaule et accompagne le bras vers l'avant : il travaille avec le grand pectoral dans toutes les poussées.
  • Triceps brachial
    Trois chefs réunis sur l'olécrâne de l'ulna. Il étend le coude et termine la poussée : sans lui, le bras se rapproche du tronc mais la charge ne s'éloigne jamais vraiment.
Étapes guidées
  • 1/5
    Le grand pectoral ne tire pas dans le vide : il relie une base large et fixe — clavicule, sternum, cartilages costaux — à un seul point mobile sur l'humérus. Repérer ces attaches osseuses suffit déjà à comprendre la direction de sa traction.
  • 2/5
    La portion haute naît du tiers médial de la clavicule. Ses fibres descendent obliquement vers l'humérus, ce qui leur donne une action de flexion : elles portent le bras vers l'avant et vers le haut, et dominent dans les poussées inclinées.
  • 3/5
    La portion basse, beaucoup plus large, naît du sternum et des cartilages des six premières côtes. Ses fibres montent vers l'humérus : elles ramènent le bras vers l'avant et vers le bas, direction du développé couché et des pompes.
  • 4/5
    Quand le bras part écarté et revient devant le thorax, le grand pectoral raccourcit et son ventre s'épaissit. Cette adduction horizontale est le mouvement qu'il produit le plus efficacement, et c'est le cœur de toute poussée horizontale.
  • 5/5
    Le deltoïde antérieur accompagne le bras vers l'avant, le triceps brachial étend le coude pour terminer le geste. Aucun des trois ne suffit seul : une poussée horizontale est toujours un travail d'équipe, et c'est pourquoi la fatigue d'un seul maillon limite la série.
Licence du modèle · Z-Anatomy et BodyParts3DCC-BY-SA 4.0

Les mouvements auxquels il participe

Le grand pectoral est le moteur principal de la poussée horizontale : développé couché, pompes, poussée à la poulie. Il intervient aussi dans la poussée verticale, surtout par son faisceau claviculaire lorsque le bras passe devant le corps avant de monter au-dessus de la tête.
Il travaille également en freinage. Dans la descente d'une pompe, il s'allonge tout en restant actif pour contrôler la vitesse. Ce mode de contraction, dit excentrique, fait partie des stimulus étudiés dans la littérature sur l'adaptation musculaire.

Structures associées

Synergistes

  • Le deltoïde, par son faisceau antérieur, accompagne la flexion et l'adduction horizontale.
  • Le triceps brachial étend le coude pendant que le pectoral rapproche les bras.
  • Le muscle grand dentelé maintient l'omoplate plaquée sur le thorax et donne au pectoral un point d'appui stable.

Antagonistes

  • Le grand dorsal et le faisceau postérieur du deltoïde produisent le mouvement inverse, l'extension et l'abduction horizontale.
  • Les trapèzes moyens et les rhomboïdes rapprochent les omoplates, à l'opposé de l'action d'ensemble de la poussée.
Chez une même personne, ces rôles ne sont pas figés : un muscle décrit comme antagoniste peut se contracter en même temps que l'agoniste pour stabiliser l'articulation.

Ce que le modèle 3D simplifie

Limite
Un modèle, pas une dissection
Le grand pectoral est représenté comme une nappe homogène avec des faisceaux nettement séparés. Sur un corps réel, les fibres sont continues et leur recrutement se répartit progressivement d'un faisceau à l'autre.
Le modèle utilise une morphologie de référence unique. La largeur du thorax, la longueur de la clavicule et le nombre de côtes concernées par l'attache varient d'une personne à l'autre. Aucune scène de Body Lab ne représente donc l'anatomie exacte d'un individu donné.

Sources

Sources principales

  • Standring S (2020). Gray's Anatomy: The Anatomical Basis of Clinical Practice, 42nd edition. Elsevier.
  • Neumann DA (2016). Kinesiology of the Musculoskeletal System: Foundations for Rehabilitation, 3rd edition. Elsevier.
  • Schoenfeld BJ (2010). The mechanisms of muscle hypertrophy and their application to resistance training. Journal of Strength and Conditioning Research.
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Pratiquer le développé couché aux haltères

Le développé couché aux haltères, poussée horizontale menée par le grand pectoral, se suit pas à pas dans Shapier ; Body Lab explique seulement l'anatomie du muscle.
Pratiquer le développé couché aux haltères
Body Lab explique ; Shapier permet d’agir et de suivre.

Vérifier ma compréhension

Quel faisceau du grand pectoral porte le bras vers l'avant et vers le haut ?
La résistance ressentie qui change au cours d'un même mouvement est-elle le signe d'une faiblesse ?
Un muscle antagoniste du grand pectoral peut-il se contracter en même temps que lui ?
Choisissez une réponse

À lire ensuite

  • Deltoïdes
    Le deltoïde coiffe l'épaule en trois faisceaux orientés différemment. Il élève le bras dans toutes les directions et sa forme explique pourquoi une même épaule change de fonction selon l'angle du mouvement.
    Avec scène 3D
  • Triceps brachial
    Le triceps brachial occupe toute la face arrière du bras et étend le coude. Son chef long franchit aussi l'épaule, ce qui modifie sa longueur selon la position du bras.
    Avec scène 3D
  • Grand dorsal
    Le grand dorsal est le muscle le plus étendu du dos. Il relie le bassin et la colonne à l'humérus, et ramène le bras vers le bas et vers l'arrière dans tous les tirages.
    Avec scène 3D

Disponible hors ligne

Le téléchargement hors ligne est disponible dans l’application mobile.

Confiance et méthode

Relecture éditoriale
Thanh Chau
Relecture scientifique
En attente
Publié le
2 août 2026
Révisé le 2 août 2026
Prochaine révision prévue le 2 août 2027
Limites de cette page
  • Les frontières entre faisceaux claviculaire, sterno-costal et abdominal sont progressives ; le modèle 3D les sépare plus nettement que la dissection.
  • L'étendue des attaches costales varie d'une personne à l'autre et le faisceau abdominal est parfois très réduit, voire absent.
  • La page décrit des actions articulaires, pas la contribution chiffrée de chaque faisceau à un exercice donné.
Sources
  • Standring S (2020). Gray's Anatomy: The Anatomical Basis of Clinical Practice, 42nd edition. Elsevier.
  • Neumann DA (2016). Kinesiology of the Musculoskeletal System: Foundations for Rehabilitation, 3rd edition. Elsevier.
  • Schoenfeld BJ (2010). The mechanisms of muscle hypertrophy and their application to resistance training. Journal of Strength and Conditioning Research.
Contenu éducatif. Body Lab n'établit aucun diagnostic et ne remplace pas un avis professionnel.
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