Mouvement
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Atlas cinétique
Poussée horizontale
La poussée horizontale éloigne les mains du tronc dans un axe perpendiculaire à celui-ci. Cette page décrit ses phases, les articulations de l'épaule et du coude, les muscles moteurs et stabilisateurs, et les confusions les plus fréquentes à son sujet.
Grand pectoral et poussée
Mise en place
01
Mise en place
avant la descente
02
Phase excentrique
rapprochement
03
Transition
amplitude maximale
04
Phase concentrique
poussée
05
Fin de poussée
bras tendus
Phase active
Mise en place
avant la descente
Les omoplates se posent sur la cage thoracique, les pieds et le tronc prennent appui, la respiration est bloquée brièvement pour rigidifier le tronc.
Passer à la pratique dans Shapier
Suivre dans Shapier le déroulé des pompes, un exercice de la famille de la poussée horizontale, pour préparer sa prochaine séance.
Rôles musculaires dans la poussée horizontale
Moteurs
Grand pectoral, deltoïde antérieur, triceps brachial · Rapprochent le bras de la ligne médiane devant le tronc et étendent le coude.
Synergistes
Dentelé antérieur, coraco-brachial · Font avancer l'omoplate sur le thorax et accompagnent la flexion du bras.
Stabilisateurs
Coiffe des rotateurs, sangle abdominale, fessiers · Maintiennent la tête humérale centrée et donnent au tronc un appui stable.
À quoi sert la poussée horizontale
La poussée horizontale est le mouvement par lequel les mains s'éloignent du tronc dans un axe perpendiculaire à celui-ci : pousser une porte lourde, écarter un objet devant soi, se relever du sol en position de planche. Le bras avance devant le corps pendant que le coude s'étend.
Elle appartient à une famille de mouvements définie par une direction, pas par un matériel. Le développé couché, les pompes et une poussée à la poulie partagent la même organisation articulaire ; ce qui change est la position du tronc et la façon dont l'omoplate peut ou non se déplacer sur la cage thoracique (neumann2016).
Adduction horizontale
Mouvement par lequel le bras, déjà écarté du corps, se rapproche de la ligne médiane en passant devant le tronc. C'est la composante principale de la poussée horizontale à l'articulation de l'épaule.
flexion horizontale de l'épaule
Les phases du mouvement
La poussée horizontale, phase par phase
- 1Mise en placeavant la descenteLes omoplates se posent sur la cage thoracique, les pieds et le tronc prennent appui, la respiration est bloquée brièvement pour rigidifier le tronc.
- 2Phase excentriquerapprochementLe coude fléchit et le bras s'écarte progressivement en arrière. Les muscles de la poussée s'allongent en produisant de la force et freinent le mouvement.
- 3Transitionamplitude maximaleLe mouvement s'inverse. Les moteurs de l'épaule sont dans leur position la plus allongée et les stabilisateurs de l'omoplate travaillent pour maintenir son contact avec le thorax.
- 4Phase concentriquepousséeL'épaule ramène le bras vers l'avant et le coude s'étend. L'omoplate accompagne le mouvement en glissant vers l'avant sur la cage thoracique.
- 5Fin de pousséebras tendusL'extension du coude s'achève et la position de l'omoplate se stabilise avant la répétition suivante.
Articulations et plans de mouvement
Trois articulations et une surface de glissement participent au mouvement.
- Gléno-humérale : articulation sphéroïde entre la tête humérale et la cavité glénoïde. Elle
produit l'adduction horizontale et une part de la flexion du bras. Sa surface articulaire est peu profonde, ce qui explique sa grande mobilité et le rôle central des muscles pour la tenir centrée (standring2020).
- Scapulo-thoracique : ce n'est pas une articulation au sens strict mais un plan de glissement
entre l'omoplate et la cage thoracique. L'omoplate y avance pendant la poussée.
- Coude : articulation en charnière ; l'extension y accompagne l'action de l'épaule.
- Sterno-claviculaire et acromio-claviculaire : elles autorisent les déplacements de la
clavicule qui rendent possible le mouvement de l'omoplate (neumann2016).
Le mouvement combine le plan transverse — l'adduction horizontale, visible vue de dessus — et le plan sagittal lorsque le bras passe devant le corps.
Qui fait le travail
Rôles musculaires dans la poussée horizontale
Rôle
Structures principales
Ce qu'elles font
Moteurs
Grand pectoral, deltoïde antérieur, triceps brachial
Rapprochent le bras de la ligne médiane devant le tronc et étendent le coude.
Synergistes
Dentelé antérieur, coraco-brachial
Font avancer l'omoplate sur le thorax et accompagnent la flexion du bras.
Stabilisateurs
Coiffe des rotateurs, sangle abdominale, fessiers
Maintiennent la tête humérale centrée et donnent au tronc un appui stable.
Le grand pectoral n'agit pas d'un bloc. Son faisceau claviculaire, tendu de la clavicule à l'humérus, contribue davantage lorsque le bras pousse vers le haut et l'avant ; son faisceau sterno-costal, plus large, agit surtout dans un axe horizontal ou descendant (standring2020). L'orientation de la poussée modifie donc la part prise par chacun.
Le tronc et les membres inférieurs ne sont pas spectateurs. La force produite par les bras se transmet à travers un tronc rigidifié par la contraction simultanée des muscles abdominaux et lombaires : un appui instable réduit la force disponible aux extrémités (mcgill2010).
Niveau de certitude · Établi
Le mouvement du bras ne provient pas seulement de l'articulation de l'épaule : l'omoplate se déplace en même temps sur la cage thoracique.
Cette coordination, appelée rythme scapulo-huméral, se décrit classiquement par une élévation totale du bras d'environ 180 degrés, dont environ 120 proviennent de l'articulation gléno-humérale et environ 60 du déplacement de l'omoplate, soit un rapport voisin de deux pour un. Ce rapport est une moyenne descriptive : il varie selon la charge, l'amplitude et les personnes, et n'est pas constant tout au long du mouvement.
Neumann DA (2016) · Standring S (2020)
Variations morphologiques et techniques
L'écartement des mains modifie la contribution relative de l'épaule et du coude : plus les mains sont écartées, plus l'amplitude provient de l'adduction horizontale ; plus elles sont rapprochées, plus l'extension du coude prend de place (neumann2016).
L'inclinaison du tronc change l'axe de la poussée et donc la part des faisceaux du grand pectoral et du deltoïde antérieur. Le support compte également : allongé sur un banc, l'omoplate est en partie bloquée par la surface d'appui, alors qu'en appui au sol elle reste libre de glisser sur la cage thoracique. Le mouvement observable est proche, l'organisation musculaire ne l'est pas.
Prudence
Trois idées reçues sur la poussée horizontale
« La poussée horizontale est un exercice de pectoraux. » Le grand pectoral y est moteur, mais le deltoïde antérieur, le triceps brachial et le dentelé antérieur participent au même geste. Une poussée n'isole pas un muscle.
« Plus l'amplitude est grande, mieux c'est. » L'amplitude utilisable dépend de la mobilité disponible à l'épaule, elle-même variable selon l'orientation de la glène et la souplesse des tissus. Une amplitude n'est pas meilleure dans l'absolu.
« Une épaule douloureuse se corrige en changeant l'exercice. » Une observation sur écran ne remplace pas un examen. Une douleur qui persiste est un motif de consultation, pas un problème de choix d'exercice.
Une quatrième confusion consiste à croire que la poussée et le tirage se compensent automatiquement. Une étude menée chez des pratiquants récréatifs de musculation a décrit des différences de mobilité et de force entre rotateurs internes et externes de l'épaule dans cette population (kolber2010). Ce constat transversal ne démontre pas de relation de cause à effet avec un type d'exercice, mais il rappelle que l'équilibre entre familles de mouvements ne s'obtient pas par défaut.
Grand pectoral et poussée
Le modèle montre le grand pectoral, le deltoïde antérieur et le triceps pendant l'aller-retour d'une poussée, avec le déplacement de l'omoplate sur la cage thoracique. Le texte reste complet sans la scène, qui illustre une organisation générale et non une morphologie individuelle.
Étape en cours
La charpente de la poussée
Le grand pectoral ne tire pas dans le vide : il relie une base large et fixe — clavicule, sternum, cartilages costaux — à un seul point mobile sur l'humérus. Repérer ces attaches osseuses suffit déjà à comprendre la direction de sa traction.
Description de la scène
Schéma en trois dimensions du haut du tronc vu de face, les deux bras écartés à l'horizontale comme au départ d'un développé couché. La cage thoracique, le sternum, les deux clavicules, les deux humérus et les avant-bras sont figurés en tons os, et chaque articulation d'épaule est marquée par une petite sphère sombre. Sur cette charpente, le grand pectoral est posé en terracotta en deux faisceaux distincts : un faisceau claviculaire mince, sous la clavicule, et un faisceau sterno-costal beaucoup plus large, tendu du sternum jusqu'à l'humérus, les deux convergeant vers le même point d'insertion. Le deltoïde antérieur coiffe l'avant de l'épaule et le triceps brachial longe la face postérieure du bras. Une animation ramène les humérus devant le thorax, en adduction horizontale, pendant que le ventre du grand pectoral s'épaissit. Les volumes sont volontairement simplifiés : il s'agit d'un schéma pédagogique, pas d'une reconstruction anatomique exacte.
Structures visibles
- Faisceau claviculairePortion haute et mince du grand pectoral, née du tiers médial du bord antérieur de la clavicule. Ses fibres descendent vers l'humérus : elles portent le bras vers l'avant et vers le haut, et dominent dans les poussées inclinées.
- Faisceau sterno-costalPortion basse et large, née du bord latéral du sternum et des cartilages des six premières côtes. Ses fibres montent obliquement vers le sillon bicipital de l'humérus : elles ramènent le bras vers l'avant et vers le bas.
- Insertion huméraleLes deux faisceaux convergent en un tendon plat fixé sur le bord latéral du sillon bicipital de l'humérus. Toute la surface d'origine — clavicule, sternum, côtes — tire donc sur ce seul point : c'est ce qui rend la traction si directionnelle.
- Deltoïde antérieurFaisceau antérieur du deltoïde, né du tiers latéral de la clavicule et inséré sur la tubérosité deltoïdienne. Il fléchit l'épaule et accompagne le bras vers l'avant : il travaille avec le grand pectoral dans toutes les poussées.
- Triceps brachialTrois chefs réunis sur l'olécrâne de l'ulna. Il étend le coude et termine la poussée : sans lui, le bras se rapproche du tronc mais la charge ne s'éloigne jamais vraiment.
Étapes guidées
- 1/5Le grand pectoral ne tire pas dans le vide : il relie une base large et fixe — clavicule, sternum, cartilages costaux — à un seul point mobile sur l'humérus. Repérer ces attaches osseuses suffit déjà à comprendre la direction de sa traction.
- 2/5La portion haute naît du tiers médial de la clavicule. Ses fibres descendent obliquement vers l'humérus, ce qui leur donne une action de flexion : elles portent le bras vers l'avant et vers le haut, et dominent dans les poussées inclinées.
- 3/5La portion basse, beaucoup plus large, naît du sternum et des cartilages des six premières côtes. Ses fibres montent vers l'humérus : elles ramènent le bras vers l'avant et vers le bas, direction du développé couché et des pompes.
- 4/5Quand le bras part écarté et revient devant le thorax, le grand pectoral raccourcit et son ventre s'épaissit. Cette adduction horizontale est le mouvement qu'il produit le plus efficacement, et c'est le cœur de toute poussée horizontale.
- 5/5Le deltoïde antérieur accompagne le bras vers l'avant, le triceps brachial étend le coude pour terminer le geste. Aucun des trois ne suffit seul : une poussée horizontale est toujours un travail d'équipe, et c'est pourquoi la fatigue d'un seul maillon limite la série.
Licence du modèle · Z-Anatomy et BodyParts3D — CC-BY-SA 4.0
Mouvements et structures associés
La poussée horizontale forme une paire fonctionnelle avec le tirage horizontal, qui déplace la charge dans la direction opposée, et se distingue de la poussée verticale par l'orientation du bras et la rotation de l'omoplate.
Les pages consacrées au grand pectoral, aux deltoïdes et au triceps brachial détaillent les structures citées ici.
Sources principales
- Neumann DA (2016). Kinesiology of the Musculoskeletal System: Foundations for Rehabilitation, 3rd edition. Elsevier.
- Standring S (2020). Gray's Anatomy: The Anatomical Basis of Clinical Practice, 42nd edition. Elsevier.
- Kolber MJ, Beekhuizen KS, Cheng MS, Hellman MA (2010). Shoulder joint and muscle characteristics in the recreational weight training population. Journal of Strength and Conditioning Research.
- McGill SM (2010). Core training: evidence translating to better performance and injury prevention. Strength and Conditioning Journal.
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Vérifier ma compréhension
La poussée horizontale est-elle un exercice qui isole les pectoraux ?
Non, le grand pectoral est moteur mais le deltoïde antérieur, le triceps brachial et le dentelé antérieur participent au même geste
Oui, c'est l'exercice de référence pour cibler uniquement le grand pectoral
Oui, à condition d'écarter davantage les mains
Un développé couché et des pompes ont-ils la même organisation musculaire parce que le mouvement observable est proche ?
Non, allongé sur un banc l'omoplate est en partie bloquée alors qu'en appui au sol elle reste libre de glisser sur la cage thoracique
Oui, les deux appartiennent à la famille de la poussée horizontale donc tout est identique
Oui, seule l'inclinaison du tronc distingue les deux exercices
Que faut-il penser du rapport de deux pour un du rythme scapulo-huméral ?
C'est une moyenne descriptive, qui varie selon la charge, l'amplitude et les personnes
C'est une loi mécanique constante, valable pour toute élévation du bras
C'est un rapport qui ne concerne que la phase excentrique de la poussée
Choisissez une réponse
À lire ensuite
- Tirage horizontalLe tirage horizontal rapproche les mains du tronc dans un axe perpendiculaire à celui-ci. Cette page décrit ses phases, les articulations de l'épaule, de l'omoplate et du coude, les muscles impliqués et les confusions les plus fréquentes à son sujet.Avec scène 3D
- Poussée verticaleLa poussée verticale conduit la main au-dessus de la tête. Cette page décrit ses phases, la coordination entre l'épaule et l'omoplate, les muscles moteurs et stabilisateurs, et les confusions les plus répandues sur les mouvements au-dessus de la tête.Avec scène 3D
- Grand pectoralLe grand pectoral couvre l'avant du thorax et rapproche le bras de la ligne médiane. Il est le moteur principal des poussées horizontales et participe à la rotation interne de l'épaule.Avec scène 3D
- Triceps brachialLe triceps brachial occupe toute la face arrière du bras et étend le coude. Son chef long franchit aussi l'épaule, ce qui modifie sa longueur selon la position du bras.Avec scène 3D
Disponible hors ligne
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Confiance et méthode
Relecture éditoriale
Thanh Chau
Relecture scientifique
En attente
Publié le
2 août 2026
Révisé le 2 août 2026
Prochaine révision prévue le 2 août 2027
Limites de cette page
- Les rôles musculaires décrits correspondent à une poussée symétrique, à vitesse contrôlée et dans un axe proche de l'horizontale ; une poussée explosive, inclinée ou effectuée d'un seul bras répartit les contraintes autrement.
- L'orientation de la cavité glénoïde, la forme de l'acromion et la répartition des faisceaux du grand pectoral varient d'une personne à l'autre : le modèle illustre une organisation générale.
- Cette page explique un mouvement, elle n'évalue aucune exécution : une douleur d'épaule qui persiste, réveille la nuit ou limite les gestes du quotidien relève d'un professionnel de santé.
Sources
- Neumann DA (2016). Kinesiology of the Musculoskeletal System: Foundations for Rehabilitation, 3rd edition. Elsevier.
- Standring S (2020). Gray's Anatomy: The Anatomical Basis of Clinical Practice, 42nd edition. Elsevier.
- Kolber MJ, Beekhuizen KS, Cheng MS, Hellman MA (2010). Shoulder joint and muscle characteristics in the recreational weight training population. Journal of Strength and Conditioning Research.
- McGill SM (2010). Core training: evidence translating to better performance and injury prevention. Strength and Conditioning Journal.
Contenu éducatif. Body Lab n'établit aucun diagnostic et ne remplace pas un avis professionnel.
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