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Psoas-iliaque

Le psoas-iliaque est le seul muscle qui relie directement la colonne lombaire au fémur. Il fléchit la hanche et participe au maintien du rachis, sans jamais se voir de l'extérieur.
Scène 3D
Le psoas-iliaque dans le plan profond
La scène montre le trajet du muscle depuis les vertèbres lombaires jusqu'au haut du fémur, en passant devant le bassin. Sans la 3D, il faut se représenter une corde tendue depuis le bas du dos, qui contourne le bord du bassin et vient s'accrocher à l'intérieur de la cuisse.
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Où se trouve le psoas-iliaque

Le psoas-iliaque est en réalité deux muscles qui partagent une terminaison commune. Le grand psoas descend le long de la colonne lombaire ; l'iliaque tapisse l'intérieur de l'os coxal. Ils se rejoignent au niveau du bassin, fusionnent en un tendon unique et se fixent sur le fémur.
C'est le muscle le plus profond de cette page. Il passe derrière l'intestin, le rein et les gros vaisseaux, ce qui le rend impossible à voir et très difficile à palper. On ne l'atteint que très indirectement, et son exploration relève d'un examen clinique.

Origines

  • Le grand psoas naît des corps vertébraux et des disques de la douzième vertèbre thoracique aux quatre premières lombaires, ainsi que de leurs processus transverses.
  • L'iliaque naît de la fosse iliaque, la large surface concave qui occupe la face interne de l'aile du bassin.

Terminaison

Les deux corps musculaires convergent, passent en avant de l'articulation de la hanche et se fixent ensemble sur le petit trochanter, une saillie située sur la face interne du haut du fémur. Ce trajet, qui franchit le bord du bassin comme une corde sur une poulie, explique l'efficacité du muscle malgré sa position profonde.

Innervation et repères palpables

L'iliaque reçoit le nerf fémoral, issu des racines L2 à L4 ; le grand psoas reçoit des branches directes du plexus lombaire, L1 à L3. Aucun repère de surface fiable n'existe : le muscle n'est pas palpable comme un biceps ou un mollet.

Ce que fait le psoas-iliaque

Il est le fléchisseur de hanche le plus puissant, mais sa position lui donne un second rôle moins évident.
  • Flexion de la hanche : il rapproche la cuisse du tronc, ou le tronc de la cuisse selon le point fixe.
  • Rotation latérale de la cuisse : action secondaire, variable selon l'angle de la hanche.
  • Action sur le rachis lombaire : parce qu'il s'attache aux vertèbres, il exerce une contrainte sur la colonne lombaire dès qu'il se contracte, hanche fixée.
Point fixe
Extrémité d'un muscle qui reste immobile pendant la contraction. Le psoas illustre la notion : pied au sol, il ramène le tronc vers la cuisse ; tronc immobile, il ramène la cuisse vers le tronc. Le même muscle produit deux mouvements apparemment opposés.
origine mobile
Cette double attache — colonne et fémur — est ce qui rend le psoas singulier. Aucun autre muscle ne relie directement le rachis au membre inférieur. Il en résulte qu'un mouvement de jambe se transmet à la colonne lombaire, et que le maintien du bassin dépend en partie de l'équilibre entre ce muscle et les fessiers, qui tirent en sens inverse.
Niveau de certitude · Établi
Le psoas-iliaque est le fléchisseur principal de la hanche et exerce une contrainte mécanique sur le rachis lombaire.
Les deux points relèvent de l'anatomie descriptive : le trajet du tendon en avant de l'articulation de la hanche donne le bras de levier de flexion, et les attaches vertébrales transmettent nécessairement une force à la colonne. Ce qui reste discuté est l'ampleur de cette contrainte selon la posture et la charge, et la part du psoas dans la stabilisation lombaire par rapport aux autres muscles profonds.
Standring S (2020) · Neumann DA (2016)

Voir le psoas en mouvement

Le psoas-iliaque dans le plan profond

La scène montre le trajet du muscle depuis les vertèbres lombaires jusqu'au haut du fémur, en passant devant le bassin. Sans la 3D, il faut se représenter une corde tendue depuis le bas du dos, qui contourne le bord du bassin et vient s'accrocher à l'intérieur de la cuisse.
Étape en cours
Plan profond et médial
Sous les groupes visibles travaillent des muscles qu'aucune silhouette ne montre. La coiffe des rotateurs tient la tête de l'humérus contre la scapula, le dentelé antérieur plaque la scapula sur le thorax, le psoas-iliaque relie la colonne lombaire au fémur, et les adducteurs remplissent la face interne de la cuisse. Plus profond encore, le diaphragme ferme le tronc en coupole, à l'intérieur des côtes. Ils orientent et stabilisent plus qu'ils ne déplacent.
Description de la scène
Schéma en trois dimensions d'un corps humain debout, bras le long du tronc, vu en volumes simplifiés couleur papier. Douze groupes musculaires prioritaires sont posés en terracotta sur cette silhouette : à l'avant le grand pectoral, le deltoïde, le biceps brachial, la sangle abdominale et le quadriceps ; à l'arrière le trapèze, le grand dorsal, les érecteurs du rachis, le triceps brachial, les fessiers, les ischio-jambiers et les mollets. Un squelette simplifié — crâne, rachis, cage thoracique, bassin, humérus, fémur, tibia — peut être affiché sous la silhouette pour montrer sur quels leviers osseux ces muscles tirent. Chaque groupe est sélectionnable et ouvre sa fiche détaillée. Il s'agit d'un schéma pédagogique aux volumes stylisés, pas d'une reconstruction anatomique exacte.
Structures visibles
  • Grand pectoral
    Nappe épaisse tendue de la clavicule, du sternum et des premiers cartilages costaux jusqu'au bord latéral du sillon bicipital de l'humérus. Elle rapproche le bras du plan médian et le porte vers l'avant : c'est le moteur des poussées horizontales.
  • Deltoïdes
    Trois faisceaux — antérieur, moyen et postérieur — partis de la clavicule, de l'acromion et de l'épine de la scapula vers la tubérosité deltoïdienne de l'humérus. Ensemble ils élèvent le bras ; séparément ils le portent vers l'avant, sur le côté ou vers l'arrière.
  • Biceps brachial
    Deux chefs nés de la scapula — tubercule supraglénoïdal et processus coracoïde — réunis sur la tubérosité radiale. Il fléchit le coude et supine l'avant-bras, et intervient dans tous les tirages.
  • Sangle abdominale
    Droit de l'abdomen, obliques externe et interne et transverse, tendus des côtes et du sternum au pubis et à la crête iliaque. Ils fléchissent et font tourner le tronc, et surtout stabilisent le rachis en réglant la pression intra-abdominale.
  • Quadriceps
    Quatre chefs — droit fémoral, vaste latéral, vaste médial, vaste intermédiaire — réunis par le tendon quadricipital sur la rotule, puis sur la tubérosité tibiale. Ils étendent le genou ; le droit fémoral fléchit aussi la hanche.
  • Trapèzes
    Muscle en losange étendu de l'occiput et des processus épineux cervicaux et thoraciques jusqu'à la clavicule, l'acromion et l'épine de la scapula. Ses portions supérieure, moyenne et inférieure élèvent, rapprochent et abaissent la scapula.
  • Grand dorsal
    Vaste éventail né des vertèbres thoraciques basses, du fascia thoracolombaire, de la crête iliaque et des dernières côtes, convergeant vers le sillon bicipital de l'humérus. Il ramène le bras vers le bas et vers l'arrière : c'est le moteur des tirages verticaux.
  • Érecteurs du rachis
    Colonnes musculaires — ilio-costal, longissimus, épineux — tendues du sacrum et de la crête iliaque aux côtes, aux vertèbres et au crâne, de part et d'autre des processus épineux. Elles étendent le rachis et contrôlent la descente du tronc.
  • Triceps brachial
    Trois chefs — long, latéral, médial — nés de la scapula et de la face postérieure de l'humérus, réunis sur l'olécrâne de l'ulna. Il étend le coude ; son chef long participe aussi à l'extension de l'épaule.
  • Fessiers
    Grand, moyen et petit fessiers, nés de l'aile iliaque et du sacrum et insérés sur le fémur et le tractus ilio-tibial. Ils étendent la hanche, l'abduisent et la font tourner : ils redressent le bassin dans la charnière et dans le squat.
  • Ischio-jambiers
    Biceps fémoral, semi-tendineux et semi-membraneux, tendus de la tubérosité ischiatique au tibia et à la fibula. Ils étendent la hanche et fléchissent le genou, et freinent la descente du tronc dans la charnière de hanche.
  • Mollets
    Gastrocnémiens et soléaire, réunis par le tendon calcanéen sur le calcanéus. Ils assurent la flexion plantaire de la cheville ; les gastrocnémiens, qui franchissent le genou, participent aussi à sa flexion.
  • Coiffe des rotateurs
    Quatre muscles courts tendus de la scapula au haut de l'humérus. Leurs tendons fusionnent en une nappe qui maintient la tête de l'os contre sa cavité pendant que le deltoïde déplace le bras.
  • Dentelé antérieur
    Nappe accrochée aux premières côtes par des languettes triangulaires, qui passe sous la scapula et se fixe sur son bord interne. Elle plaque l'omoplate contre le thorax et la fait pivoter.
  • Psoas-iliaque
    Seul muscle reliant directement la colonne lombaire au fémur. Il descend des vertèbres et de la fosse iliaque, contourne le bord du bassin et se fixe sur le petit trochanter.
  • Adducteurs de la hanche
    Cinq muscles tendus du pubis à la face arrière du fémur, disposés en plans qui se recouvrent. Ils ramènent la cuisse vers l'axe du corps et contrôlent le bassin en appui sur une jambe.
  • Muscles de l'avant-bras
    Masses groupées près du coude, prolongées par de longs tendons jusqu'au poignet et aux doigts. Elles commandent la main à distance et portent la force de préhension.
  • Tibial antérieur
    Muscle plaqué contre la face externe du tibia, dont le tendon bascule vers l'intérieur du pied. Il relève la pointe à chaque pas et freine la pose de l'avant-pied après le talon.
  • Diaphragme
    Coupole musculaire tendue du bord inférieur des côtes, du sternum et des vertèbres lombaires jusqu'à un tendon central. En se contractant elle descend, le thorax gagne du volume et l'air entre : c'est le moteur de la respiration calme, et le plafond de la cavité abdominale.
Étapes guidées
  • 1/5
    Face avant du corps. Le grand pectoral couvre le haut du thorax, le deltoïde coiffe l'épaule, le biceps occupe l'avant du bras, la sangle abdominale relie les côtes au bassin et le quadriceps remplit l'avant de la cuisse. Plus loin sur les membres, les muscles de l'avant-bras commandent le poignet et la main, et le tibial antérieur relève le pied.
  • 2/5
    Face arrière du corps. Le trapèze relie la nuque aux scapulas, le grand dorsal descend en éventail jusqu'au bassin, les érecteurs du rachis encadrent la colonne, le triceps occupe l'arrière du bras. Fessiers, ischio-jambiers et mollets forment la chaîne postérieure, de la hanche à la cheville.
  • 3/5
    Sous les groupes visibles travaillent des muscles qu'aucune silhouette ne montre. La coiffe des rotateurs tient la tête de l'humérus contre la scapula, le dentelé antérieur plaque la scapula sur le thorax, le psoas-iliaque relie la colonne lombaire au fémur, et les adducteurs remplissent la face interne de la cuisse. Plus profond encore, le diaphragme ferme le tronc en coupole, à l'intérieur des côtes. Ils orientent et stabilisent plus qu'ils ne déplacent.
  • 4/5
    Dans une poussée, la force part de l'appui au sol, traverse le quadriceps et la sangle abdominale, puis le grand pectoral, le deltoïde antérieur et le triceps éloignent la charge du tronc. Le squelette sert de levier : aucun groupe ne travaille seul, et la lisibilité du geste vient de leur enchaînement.
  • 5/5
    Dans un tirage, le grand dorsal et le trapèze rapprochent le bras et la scapula du tronc pendant que le biceps fléchit le coude. Fessiers, ischio-jambiers et érecteurs du rachis maintiennent bassin et colonne pour que la force passe sans que le tronc s'affaisse.
Licence du modèle · Z-Anatomy et BodyParts3DCC-BY-SA 4.0

Les mouvements auxquels il participe

Le psoas travaille dans toute flexion de hanche. Dans la charnière de hanche, il se laisse allonger à la descente et freine le mouvement ; dans le squat, il accompagne la flexion et contribue à tenir le tronc.
Il est surtout le muscle de la marche et de la course, où il ramène la jambe vers l'avant à chaque foulée. Sa sollicitation dans la vie courante est donc constante, bien plus que dans n'importe quel exercice.

Structures associées

Synergistes

  • Le droit fémoral, chef du quadriceps qui franchit la hanche, participe à la flexion.
  • Le sartorius et le tenseur du fascia lata accompagnent le mouvement, avec une composante de rotation.
  • Les adducteurs supérieurs, notamment le pectiné, ont une action de flexion.

Antagonistes

Ce que le modèle 3D simplifie

Limite
Un muscle qu'on ne voit qu'en vidant l'abdomen
La scène expose le psoas comme s'il était accessible. Dans un corps intact, il est recouvert par l'intestin, le rein, l'uretère et les gros vaisseaux : le voir suppose de retirer tout cela. Le modèle sert à situer le muscle, pas à décrire ce qu'un observateur pourrait rencontrer.
Le petit psoas, muscle mince et inconstant, est absent chez une partie notable de la population ; il n'est pas représenté. Enfin, ce muscle est fréquemment invoqué dans les discussions grand public sur le mal de dos. Décrire son anatomie n'établit aucun lien de cause à effet, et une douleur lombaire persistante relève d'un professionnel de santé.

Sources

Sources principales

  • Standring S (2020). Gray's Anatomy: The Anatomical Basis of Clinical Practice, 42nd edition. Elsevier.
  • Neumann DA (2016). Kinesiology of the Musculoskeletal System: Foundations for Rehabilitation, 3rd edition. Elsevier.
  • McGill SM (2010). Core training: evidence translating to better performance and injury prevention. Strength and Conditioning Journal.
Passer à la pratique dans Shapier

Travailler les fléchisseurs de hanche avec les relevés de jambes

Suivre l'exécution des relevés de jambes pas à pas se fait dans Shapier ; Body Lab explique seulement pourquoi ce mouvement sollicite le psoas-iliaque.
Travailler les fléchisseurs de hanche avec les relevés de jambes
Body Lab explique ; Shapier permet d’agir et de suivre.

Vérifier ma compréhension

Que désigne en réalité le terme « psoas-iliaque » ?
Que se passe-t-il pour la colonne lombaire quand le psoas se contracte, hanche fixée ?
Où le psoas travaille-t-il le plus au quotidien ?
Choisissez une réponse

À lire ensuite

  • Fessiers
    Les trois muscles fessiers recouvrent l'arrière et le côté du bassin. Le grand fessier étend la hanche, le moyen et le petit fessier stabilisent le bassin dès que l'appui se fait sur une seule jambe.
    Avec scène 3D
  • Adducteurs de la hanche
    Cinq muscles occupent la face interne de la cuisse et ramènent la jambe vers l'axe du corps. Ils travaillent surtout comme stabilisateurs, à chaque appui sur une jambe.
    Avec scène 3D
  • Érecteurs du rachis
    Les érecteurs du rachis forment trois colonnes musculaires le long de la colonne vertébrale. Ils la redressent, contrôlent son enroulement et maintiennent le tronc pendant les mouvements de charnière de hanche.
    Avec scène 3D

Disponible hors ligne

Le téléchargement hors ligne est disponible dans l’application mobile.

Confiance et méthode

Relecture éditoriale
Thanh Chau
Relecture scientifique
En attente
Publié le
2 août 2026
Révisé le 2 août 2026
Prochaine révision prévue le 2 août 2027
Limites de cette page
  • Le psoas passe derrière les viscères abdominaux : la scène 3D l'expose en retirant tout ce qui le recouvre, situation qui n'existe pas dans un corps intact.
  • Le muscle petit psoas est absent chez une partie de la population et n'est pas représenté.
  • Ce muscle est souvent mis en cause dans les douleurs lombaires du grand public. Cette page décrit son anatomie : elle n'établit aucun lien de cause à effet et ne remplace pas un examen.
Sources
  • Standring S (2020). Gray's Anatomy: The Anatomical Basis of Clinical Practice, 42nd edition. Elsevier.
  • Neumann DA (2016). Kinesiology of the Musculoskeletal System: Foundations for Rehabilitation, 3rd edition. Elsevier.
  • McGill SM (2010). Core training: evidence translating to better performance and injury prevention. Strength and Conditioning Journal.
Contenu éducatif. Body Lab n'établit aucun diagnostic et ne remplace pas un avis professionnel.
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