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Structure
Intermédiaire
8 min de lecture

Le moyen fessier

Il ne pousse rien vers l'avant. Son travail est latéral : empêcher le bassin de tomber du côté sans appui, à chaque pas — soit environ la moitié du temps où l'on marche.
Scène 3D
Le moyen fessier dans le plan profond
La scène le montre sous le grand fessier, sur la face externe du bassin. Le petit fessier y est fondu avec lui : les deux forment un seul volume, alors qu'ils sont distincts. Sans la 3D, l'image tient en une phrase : un éventail tendu du bord du bassin au sommet du fémur, sur le côté.
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Où se trouve le moyen fessier

Le moyen fessier occupe la face externe de l'aile iliaque, sur le côté de la hanche. Il est en grande partie recouvert par le grand fessier, sauf dans sa partie haute et antérieure, où il affleure sous la peau.
Sous lui se trouve le petit fessier, plus profond, de trajet et d'action très proches. Les deux travaillent ensemble au point qu'on les décrit souvent comme un seul ensemble fonctionnel.

Origine

Il naît de la face externe de l'aile iliaque, sur une large surface comprise entre la crête iliaque au-dessus et les lignes glutéales.

Terminaison

Ses fibres convergent vers le bas et se fixent sur la face externe du grand trochanter, la saillie osseuse palpable sur le côté de la hanche.

Innervation et repères palpables

L'innervation vient du nerf glutéal supérieur, issu des racines L4 à S1. Le muscle se palpe entre la crête iliaque et le grand trochanter ; il se contracte nettement sous les doigts quand on se tient sur une seule jambe.

Ce que fait le moyen fessier

Son nom le classe parmi les fessiers, ce qui induit en erreur : il ne participe presque pas à l'extension de la hanche, qui est le travail du grand fessier.
  • Abduction de la hanche : il écarte la cuisse de l'axe du corps, ou empêche qu'elle s'en rapproche.
  • Contrôle du bassin en appui sur une jambe : c'est sa fonction principale, et elle s'exerce en retenue.
  • Rotation : ses fibres antérieures tournent la cuisse vers l'intérieur, ses fibres postérieures vers l'extérieur.
Appui unipodal
Phase où tout le poids du corps repose sur un seul pied. Elle occupe une part importante du cycle de marche, et le bassin y tend à basculer du côté qui n'a plus d'appui.
appui sur une jambe

Le travail qui compte vraiment

À chaque pas, le corps passe par une phase où un seul pied touche le sol. Le poids du corps s'applique alors à distance de cet appui, et le bassin tend à tomber du côté libre.
Le moyen fessier du côté en appui retient ce basculement. Il ne produit pas de mouvement : il en empêche un. C'est la même logique que celle décrite pour les adducteurs, qui tirent en sens inverse — les deux forment le couple qui tient le bassin dans le plan frontal.
Niveau de certitude · Établi
Le moyen fessier contrôle le basculement du bassin dans le plan frontal pendant l'appui sur une jambe.
L'anatomie descriptive donne la ligne d'action, et la kinésiologie de la marche décrit le mécanisme de retenue. La force requise dépasse le poids du corps, l'appui étant excentré par rapport au centre de gravité ; les valeurs calculées varient selon les modèles employés.
Standring S (2020) · Neumann DA (2016)

Les mouvements auxquels il participe

Il travaille dans tout appui réduit. Dans la fente, c'est lui qui empêche le bassin de se dérober du côté de la jambe arrière. Dans le port de charge, il tient le bassin à chaque pas sous une charge qui amplifie le basculement.
Il est surtout, comme le psoas-iliaque et le tibial antérieur, un muscle de la marche : sollicité à chaque foulée, bien plus que dans n'importe quel exercice.

Structures associées

Synergistes

  • Le petit fessier, situé sous lui, a un trajet et une action très voisins.
  • Le tenseur du fascia lata participe à l'abduction et à la stabilisation latérale.
  • Les fibres supérieures du grand fessier contribuent à l'abduction.

Antagonistes

Voir le moyen fessier

Le moyen fessier dans le plan profond

La scène le montre sous le grand fessier, sur la face externe du bassin. Le petit fessier y est fondu avec lui : les deux forment un seul volume, alors qu'ils sont distincts. Sans la 3D, l'image tient en une phrase : un éventail tendu du bord du bassin au sommet du fémur, sur le côté.
Étape en cours
Plan profond et médial
Sous les groupes visibles travaillent des muscles qu'aucune silhouette ne montre. La coiffe des rotateurs tient la tête de l'humérus contre la scapula, le dentelé antérieur plaque la scapula sur le thorax, le psoas-iliaque relie la colonne lombaire au fémur, et les adducteurs remplissent la face interne de la cuisse. Plus profond encore, le diaphragme ferme le tronc en coupole, à l'intérieur des côtes. Ils orientent et stabilisent plus qu'ils ne déplacent.
Description de la scène
Schéma en trois dimensions d'un corps humain debout, bras le long du tronc, vu en volumes simplifiés couleur papier. Douze groupes musculaires prioritaires sont posés en terracotta sur cette silhouette : à l'avant le grand pectoral, le deltoïde, le biceps brachial, la sangle abdominale et le quadriceps ; à l'arrière le trapèze, le grand dorsal, les érecteurs du rachis, le triceps brachial, les fessiers, les ischio-jambiers et les mollets. Un squelette simplifié — crâne, rachis, cage thoracique, bassin, humérus, fémur, tibia — peut être affiché sous la silhouette pour montrer sur quels leviers osseux ces muscles tirent. Chaque groupe est sélectionnable et ouvre sa fiche détaillée. Il s'agit d'un schéma pédagogique aux volumes stylisés, pas d'une reconstruction anatomique exacte.
Structures visibles
  • Grand pectoral
    Nappe épaisse tendue de la clavicule, du sternum et des premiers cartilages costaux jusqu'au bord latéral du sillon bicipital de l'humérus. Elle rapproche le bras du plan médian et le porte vers l'avant : c'est le moteur des poussées horizontales.
  • Deltoïdes
    Trois faisceaux — antérieur, moyen et postérieur — partis de la clavicule, de l'acromion et de l'épine de la scapula vers la tubérosité deltoïdienne de l'humérus. Ensemble ils élèvent le bras ; séparément ils le portent vers l'avant, sur le côté ou vers l'arrière.
  • Biceps brachial
    Deux chefs nés de la scapula — tubercule supraglénoïdal et processus coracoïde — réunis sur la tubérosité radiale. Il fléchit le coude et supine l'avant-bras, et intervient dans tous les tirages.
  • Sangle abdominale
    Droit de l'abdomen, obliques externe et interne et transverse, tendus des côtes et du sternum au pubis et à la crête iliaque. Ils fléchissent et font tourner le tronc, et surtout stabilisent le rachis en réglant la pression intra-abdominale.
  • Quadriceps
    Quatre chefs — droit fémoral, vaste latéral, vaste médial, vaste intermédiaire — réunis par le tendon quadricipital sur la rotule, puis sur la tubérosité tibiale. Ils étendent le genou ; le droit fémoral fléchit aussi la hanche.
  • Trapèzes
    Muscle en losange étendu de l'occiput et des processus épineux cervicaux et thoraciques jusqu'à la clavicule, l'acromion et l'épine de la scapula. Ses portions supérieure, moyenne et inférieure élèvent, rapprochent et abaissent la scapula.
  • Grand dorsal
    Vaste éventail né des vertèbres thoraciques basses, du fascia thoracolombaire, de la crête iliaque et des dernières côtes, convergeant vers le sillon bicipital de l'humérus. Il ramène le bras vers le bas et vers l'arrière : c'est le moteur des tirages verticaux.
  • Érecteurs du rachis
    Colonnes musculaires — ilio-costal, longissimus, épineux — tendues du sacrum et de la crête iliaque aux côtes, aux vertèbres et au crâne, de part et d'autre des processus épineux. Elles étendent le rachis et contrôlent la descente du tronc.
  • Triceps brachial
    Trois chefs — long, latéral, médial — nés de la scapula et de la face postérieure de l'humérus, réunis sur l'olécrâne de l'ulna. Il étend le coude ; son chef long participe aussi à l'extension de l'épaule.
  • Fessiers
    Grand, moyen et petit fessiers, nés de l'aile iliaque et du sacrum et insérés sur le fémur et le tractus ilio-tibial. Ils étendent la hanche, l'abduisent et la font tourner : ils redressent le bassin dans la charnière et dans le squat.
  • Ischio-jambiers
    Biceps fémoral, semi-tendineux et semi-membraneux, tendus de la tubérosité ischiatique au tibia et à la fibula. Ils étendent la hanche et fléchissent le genou, et freinent la descente du tronc dans la charnière de hanche.
  • Mollets
    Gastrocnémiens et soléaire, réunis par le tendon calcanéen sur le calcanéus. Ils assurent la flexion plantaire de la cheville ; les gastrocnémiens, qui franchissent le genou, participent aussi à sa flexion.
  • Coiffe des rotateurs
    Quatre muscles courts tendus de la scapula au haut de l'humérus. Leurs tendons fusionnent en une nappe qui maintient la tête de l'os contre sa cavité pendant que le deltoïde déplace le bras.
  • Dentelé antérieur
    Nappe accrochée aux premières côtes par des languettes triangulaires, qui passe sous la scapula et se fixe sur son bord interne. Elle plaque l'omoplate contre le thorax et la fait pivoter.
  • Psoas-iliaque
    Seul muscle reliant directement la colonne lombaire au fémur. Il descend des vertèbres et de la fosse iliaque, contourne le bord du bassin et se fixe sur le petit trochanter.
  • Adducteurs de la hanche
    Cinq muscles tendus du pubis à la face arrière du fémur, disposés en plans qui se recouvrent. Ils ramènent la cuisse vers l'axe du corps et contrôlent le bassin en appui sur une jambe.
  • Muscles de l'avant-bras
    Masses groupées près du coude, prolongées par de longs tendons jusqu'au poignet et aux doigts. Elles commandent la main à distance et portent la force de préhension.
  • Tibial antérieur
    Muscle plaqué contre la face externe du tibia, dont le tendon bascule vers l'intérieur du pied. Il relève la pointe à chaque pas et freine la pose de l'avant-pied après le talon.
  • Diaphragme
    Coupole musculaire tendue du bord inférieur des côtes, du sternum et des vertèbres lombaires jusqu'à un tendon central. En se contractant elle descend, le thorax gagne du volume et l'air entre : c'est le moteur de la respiration calme, et le plafond de la cavité abdominale.
Étapes guidées
  • 1/5
    Face avant du corps. Le grand pectoral couvre le haut du thorax, le deltoïde coiffe l'épaule, le biceps occupe l'avant du bras, la sangle abdominale relie les côtes au bassin et le quadriceps remplit l'avant de la cuisse. Plus loin sur les membres, les muscles de l'avant-bras commandent le poignet et la main, et le tibial antérieur relève le pied.
  • 2/5
    Face arrière du corps. Le trapèze relie la nuque aux scapulas, le grand dorsal descend en éventail jusqu'au bassin, les érecteurs du rachis encadrent la colonne, le triceps occupe l'arrière du bras. Fessiers, ischio-jambiers et mollets forment la chaîne postérieure, de la hanche à la cheville.
  • 3/5
    Sous les groupes visibles travaillent des muscles qu'aucune silhouette ne montre. La coiffe des rotateurs tient la tête de l'humérus contre la scapula, le dentelé antérieur plaque la scapula sur le thorax, le psoas-iliaque relie la colonne lombaire au fémur, et les adducteurs remplissent la face interne de la cuisse. Plus profond encore, le diaphragme ferme le tronc en coupole, à l'intérieur des côtes. Ils orientent et stabilisent plus qu'ils ne déplacent.
  • 4/5
    Dans une poussée, la force part de l'appui au sol, traverse le quadriceps et la sangle abdominale, puis le grand pectoral, le deltoïde antérieur et le triceps éloignent la charge du tronc. Le squelette sert de levier : aucun groupe ne travaille seul, et la lisibilité du geste vient de leur enchaînement.
  • 5/5
    Dans un tirage, le grand dorsal et le trapèze rapprochent le bras et la scapula du tronc pendant que le biceps fléchit le coude. Fessiers, ischio-jambiers et érecteurs du rachis maintiennent bassin et colonne pour que la force passe sans que le tronc s'affaisse.
Licence du modèle · Z-Anatomy et BodyParts3DCC-BY-SA 4.0

Ce que le modèle simplifie

Limite
Deux muscles montrés comme un
Le moyen et le petit fessier sont extraits ensemble et rendus comme un volume unique. Ils sont bien deux muscles superposés, dont les parts respectives ne se distinguent pas ici.
Les bourses séreuses qui les séparent du grand trochanter ne sont pas représentées. Elles sont pourtant en cause dans une part des douleurs ressenties sur le côté de la hanche, et une page d'anatomie ne permet pas d'y rattacher quoi que ce soit.

Sources

Sources principales

  • Standring S (2020). Gray's Anatomy: The Anatomical Basis of Clinical Practice, 42nd edition. Elsevier.
  • Neumann DA (2016). Kinesiology of the Musculoskeletal System: Foundations for Rehabilitation, 3rd edition. Elsevier.
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Travailler l'abduction de hanche avec le clamshell

Travailler l'abduction de la hanche avec le clamshell se fait dans Shapier ; Body Lab explique seulement pourquoi ce mouvement compte.
Travailler l'abduction de hanche avec le clamshell
Body Lab explique ; Shapier permet d’agir et de suivre.

Vérifier ma compréhension

Quelle est la fonction principale du moyen fessier ?
Comment le moyen fessier agit-il sur la rotation de la cuisse ?
Quand le moyen fessier est-il le plus sollicité ?
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À lire ensuite

  • Le tenseur du fascia lata
    Un muscle court qui ne s'attache pas à un os mais à une bande fibreuse. Celle-ci descend jusqu'au tibia et transmet sa traction sur toute la longueur de la cuisse.
    Avec scène 3D
  • Adducteurs de la hanche
    Cinq muscles occupent la face interne de la cuisse et ramènent la jambe vers l'axe du corps. Ils travaillent surtout comme stabilisateurs, à chaque appui sur une jambe.
    Avec scène 3D
  • La hanche
    Une sphère profondément engagée dans une cavité, verrouillée par trois ligaments qui se tendent en extension. C'est ce qui permet de tenir debout sans effort musculaire continu.
    Avec scène 3D

Disponible hors ligne

Le téléchargement hors ligne est disponible dans l’application mobile.

Confiance et méthode

Relecture éditoriale
Thanh Chau
Relecture scientifique
En attente
Publié le
2 août 2026
Révisé le 2 août 2026
Prochaine révision prévue le 2 août 2027
Limites de cette page
  • Le petit fessier, situé sous le moyen, est extrait avec lui dans la scène : les deux forment un seul volume, alors qu'ils sont distincts.
  • Les bourses séreuses qui séparent ces muscles du grand trochanter ne sont pas représentées, alors qu'elles sont en cause dans une partie des douleurs latérales de hanche.
  • Cette page décrit une anatomie. Une douleur sur le côté de la hanche, une boiterie ou une instabilité à la marche relèvent d'un professionnel de santé.
Sources
  • Standring S (2020). Gray's Anatomy: The Anatomical Basis of Clinical Practice, 42nd edition. Elsevier.
  • Neumann DA (2016). Kinesiology of the Musculoskeletal System: Foundations for Rehabilitation, 3rd edition. Elsevier.
Contenu éducatif. Body Lab n'établit aucun diagnostic et ne remplace pas un avis professionnel.
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